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L’enfant, racine de l’Homme, est le lien qui permet à l’humanité, de génération en génération, de poursuivre son chemin d’évolution et de transformation vers une conscience renouvelée.
Cet enfant qui arrive porte en lui des espérances multiples, pour ses parents, ses frères et sœurs, pour lui-même mais, encore faut-il qu’il puisse bénéficier de toutes les ressources – physique, émotionnelle, psychologique, affective, … –pour suivre SON chemin le plus normalement possible.
Voilà quelques années déjà, vers la fin du XXème siècle, Frantz Veldmann portait au devant de la scène sociale un concept tout nouveau en occident : La science de l’affectivité ou haptonomie.

Une science qui met l’accent sur les attentions nécessaires autant qu’indispensables à l’accueil de l’être en devenir.
L’haptonomie exprime ce que bien des peuples disent et pratiquent depuis la nuit des temps ; et les enseignements taoïstes ne font pas exception à ceci. Un être accueilli avec attention et amour dans le giron maternel est une vie qui se développe sans heurt, heureux, et qui se prépare à sa vie dans ce qu’il y a d’idéal.
Ces conditions initiales, pourrait-on dire, de développement, de croissance et d’acquisition des différents composants nécessaires à la vie, feront de celui-ci un être qui saura prendre sa place, sa vraie place parmi les autres hommes, sans peur ni crainte car, tout comme le plus simple protozoaire qui s’écarte de ce qui l’agresse, le repousse ou lui est hostile, l’humain lui-même, va évoluer et se positionner parmi les autres selon les mêmes règles.

Dès le début de la conception, la vie  s’organise selon différentes étapes. Les enseignements taoïstes rapportent que, non seulement le corps (JING) se structure de mitose en mitose, mais au cours des 81 premiers jours, notamment, l’Esprit, le Mental (en chinois SHEN 神)se construisent.
Autour de la conscience profonde qui peut-être vue comme une « racine », vont apparaitre les différentes caractéristiques qui constitueront l’enfant en terme de tempérament, de caractère, et d’intelligence (du cœur) et viendront conditionner son mode de fonctionnement ultérieur, définir sa personnalité au sens comportemental, psychologique et donc relationnel.
Si les conditions idéales et optimales favorisent le devenir de l’enfant au plan mental, le corps physique en bénéficie également, ce qui va de pair avec le plein développement de l’embryon, de fœtus jusqu’à son terme. Ainsi, ce qui a été apporté lors de la grossesse bénéficiera à l’enfant au moment de sa venue parmi les siens puis, comme un écho, comme une onde, tout au long de sa vie.
L’amour véritable qui lui est donné pendant la période de gestation, favorisera amplement les fonctions obstétricales et donc sa naissance, et toute sa vie retentira de ce « don » qu’il aura reçu dans cette période « mystérieuse » vécue au sein de sa mère.  

Richard Bansard,
Praticien en médecine chinoise

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