Un bloc pédiatrique plus ludique et apaisant !

Le 26 février 2026, à l’occasion de la Journée Blanche du bloc opératoire, une première phase du projet a été franchie au Centre Hospitalier de Vienne : celle d’une transformation ambitieuse visant à réinventer le parcours des jeunes patients au sein du bloc pédiatrique. Portée par notre association pour la recherche de financement, cette initiative a pris forme grâce à l’intervention de DUBOURDON & Cie Productions, en charge du design et de l’agencement des espaces, en étroite collaboration avec l’équipe du bloc opératoire.

Un univers jungle pour transformer l’expérience hospitalière
Pour cette première étape, le choix s’est porté sur un thème fort et évocateur : la jungle. Couleurs végétales, animaux bienveillants et signalétique adaptée viennent désormais identifier clairement le bloc pédiatrique ainsi que le poste d’accueil en salle de réveil.Un parcours décoratif relie les différents espaces, créant une continuité visuelle apaisante pour les enfants et leurs familles. Ce cheminement scénographié accompagne progressivement l’enfant vers le bloc opératoire, transformant un lieu souvent associé à l’inquiétude en un environnement rassurant, ludique et plus humain.

Une mobilisation collective au service des enfants
Ce projet est le fruit d’un véritable travail d’équipe. Aux côtés de notre association et de Dubourdon & Cie Productions, les professionnels du bloc opératoire se sont pleinement investis dans cette démarche d’humanisation des soins.
Au-delà de la dimension esthétique, l’ambition est plus large : réduire l’anxiété préopératoire, améliorer le vécu des soins et faire de l’hôpital un lieu qui prend en compte les émotions et l’imaginaire de l’enfant.

Appel aux mécènes pour finaliser le projet
Cette première phase marque le début d’une transformation progressive du parcours pédiatrique au bloc opératoire. Pour mener à bien la deuxième et dernière phase du projet, il reste aujourd’hui 5 000 euros à financer.
Notre association est donc à la recherche de mécènes souhaitant s’engager concrètement en faveur du bien-être des enfants hospitalisés.

Soutenir ce projet, c’est participer à une action tangible d’humanisation des soins, au bénéfice direct des jeunes patients et de leurs familles. Parce que soigner, c’est aussi rassurer — et que chaque détail compte dans l’accompagnement des plus jeunes.

Engagement et savoir-faire au service des enfants hospitalisés

Depuis octobre 2025, les élèves ébénistes et sculpteurs du Lycée Professionnel Georges Lamarque ont troqué, le temps d’un projet, la simple réalisation pédagogique contre une véritable aventure humaine. En partenariat avec notre association, ils conçoivent et fabriquent des objets utiles et ludiques destinés aux enfants hospitalisés à l’Hôpital Femme Mère Enfant, au sein du service de chirurgie uro-viscérale.

Ce projet, inscrit dans le cadre du Chef-d’œuvre des lycées professionnels, mobilise deux sections et plusieurs disciplines autour d’un même objectif : mettre les compétences techniques au service d’une cause solidaire.

Une mobilisation collective

Côté CAP Ébénisterie 2ᵉ année, Esteban, Moussa, Enzo, Angelo, Mechack, Gabin, Lydia, Meschack, Anès, Grégory, Alexi, Merdy, Elliot, Ambre, Dani, Marco, Houzeifa, Joey et Adama se sont pleinement investis dans la conception et la fabrication des objets. Les élèves sculpteurs en CAP un an — Pierre, Noa, Glad, Florian, Renat, Basile et Ethan — apportent quant à eux leur sens du détail, du volume et de l’expression artistique.

Encadrés par leurs professeurs Claire Nguyen, Samuel Lard et Aurélien Colas, les jeunes travaillent trois heures consécutives chaque semaine dans les ateliers. L’organisation pédagogique a été pensée comme une véritable coordination de chantier : ébénisterie, sculpture et arts appliqués avancent de concert, du dessin à la réalisation finale.

Une démarche responsable et professionnelle

Le projet a débuté par un atelier créatif en arts appliqués afin de comprendre l’environnement hospitalier et associatif. Des recherches graphiques ont permis d’imaginer des objets adaptés aux jeunes patients. Dans une logique écoresponsable, les élèves ont réalisé un état des lieux des ateliers et collecté des chutes de bois de différentes essences. Ce Chef-d’œuvre s’inscrit ainsi dans une démarche vertueuse de recyclage et de valorisation des matériaux existants. Le 14 janvier, une visioconférence avec les référentes du service socio-éducatif de l’Hôpital Femme Mère Enfant a permis de valider les projets et de rappeler les normes de sécurité indispensables en milieu hospitalier.

Former des professionnels, transmettre des valeurs

Au-delà des compétences techniques — précision du geste, lecture de plan, travail en équipe, respect des contraintes — ce projet développe chez les élèves des valeurs fondamentales : solidarité, responsabilité, engagement et sens du bénévolat. La livraison des réalisations est prévue pour le mois d’avril. Une étape attendue avec impatience par les élèves, fiers de voir leur travail prendre tout son sens auprès des enfants hospitalisés. Soutenu par l’équipe de direction du lycée, le proviseur Claude Di Liberatore et le DDFPT Frédéric Bournas, ce projet illustre parfaitement la vocation des lycées professionnels : former des artisans compétents, mais aussi des citoyens engagés.

Amélioration et organisation du parcours patient pédiatrique

Extension du parcours patient jusqu’au bloc opératoire
Le projet vise à prolonger le parcours patient pédiatrique actuellement existant jusqu’à l’entrée et la prise en charge au bloc opératoire. L’objectif est d’assurer une continuité de l’accompagnement de l’enfant tout au long de son hospitalisation, dans une logique de parcours global, rassurant et cohérent.

Aménagements spécifiques du bloc opératoire
Afin d’améliorer l’environnement au bloc, des paravents décorés (fixes et mobiles) seront installés. Ces aménagements permettront de transformer un lieu souvent perçu comme anxiogène en un espace plus accueillant et apaisant pour les enfants.

L’environnement comme composante du soin
L’aménagement du bloc n’a pas pour but de “faire joli”, mais bien de participer activement à la qualité du soin.

Un environnement adapté :

– Crée une alliance thérapeutique avec l’enfant sans passer uniquement par la parole ;
Prévient la douleur psychique et les traumatismes liés à l’hospitalisation ;
Réduit le recours aux anxiolytiques et facilite les soins techniques ;
Favorise le bien-être des enfants et du personnel.

Un bloc opératoire pédiatrique bien pensé et bien décoré devient un soin à part entière, agissant sur :

– L’émotionnel,
– Le sentiment de sécurité,
– La qualité des soins,
– Le confort et la sérénité des équipes.

Effets attendus
Les bénéfices observés et attendus sont multiples :
– Mise en confiance de l’enfant dès l’accueil, diminuant le stress préopératoire prolongé ;
– Transformation du trajet vers le bloc en aventure ludique, et non en punition ;
– Réduction de l’opposition physique et verbale ;
– Diminution de la perception de l’environnement médicalisé (machines moins menaçantes) ;
– Réveil plus serein et réduction de l’agitation post-anesthésique, fréquente chez les enfants.

Une étude publiée dans Pediatric Anesthesia (2017) démontre qu’un environnement coloré et un parcours ludique vers le bloc réduisent significativement l’anxiété préopératoire (score mYPAS).

Publics concernés
Enfants et adolescents hospitalisés au sein du service pédiatrique.
Les familles et les équipes soignantes, bénéficiaires indirects de l’amélioration du climat relationnel et émotionnel.

Ancrage géographique
Projet implanté au Centre Hospitalier Lucien Hussel de Vienne, établissement de référence pour le bassin rhodanien.
Le service accueille près de 18 000 patients par an, enfants et adolescents confondus.

GROUPE DE TRAVAIL au Centre Hospitalier de Vienne
Fanny LANVERS : infirmière, anesthésiste diplômée d’État
Floriane SUOS : infirmière diplômée d’État
Fabienne LAVALETTE : infirmière diplômée d’État de Salle de Surveillance Post Interventionnelle
Nelly VIVIANT : Adjointe au cadre de santé

ACTEURS DU PROJET :
Dubourdon productions : Réalisation des décors
Association Kiwi : porteur de projet
Actua Drône : Réalisation vidéo

 

PARTENAIRES DÉJÀ ENGAGÉS

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Quand la médiation passe par la truffe !

Mercredi 29 octobre, le Centre Lyonnais des Émotions et Apprentissages a accueilli une activité pas comme les autres : un atelier de médiation animale dédié aux compétences sociales. Aux commandes, Isabelle Berthonneau, de Médiation Animale Lyon, accompagnée de deux partenaires à quatre pattes : Pataouète, un labrador au regard doux, et Muffin, un colley de petite taille, tous deux rompus au travail auprès des enfants.

Une approche sensible pour travailler les habiletés sociales
L’objectif de cet atelier ? Aider les jeunes à mieux comprendre la relation à l’autre – qu’il s’agisse d’un humain ou d’un animal. À travers des situations simples et concrètes, les enfants et adolescents apprennent à observer, attendre, respecter… bref, à communiquer autrement. « Avant de caresser un chien, il faut d’abord le regarder, se présenter, respirer, puis lui proposer le contact. Et surtout, accepter qu’il puisse dire non. » Isabelle Berthonneau

Deux groupes, une même découverte
Deux groupes se sont succédés tout au long de la matinée : d’abord le groupe d’ados – Maïlys, Celia, Matéo et Gabriel – puis le groupe des pré-ados – Gabin, Laurine, Alice et Anaïs – pour vivre à leur tour l’expérience. Chacun a participé activement à la mise en place : installer les tapis, préparer l’eau, retirer les laisses, puis observer les chiens dans leurs réactions. Le tapis devient ici un symbole fort : la “bulle” du chien, un espace où il se repose et où personne ne le dérange. Une métaphore parlante que les jeunes comparent volontiers à leur chambre ou leur espace personnel.

Observer, comprendre, respecter
À partir d’une petite bande dessinée montrant différentes interactions entre un humain et un chien, Isabelle invite les participants à décrire ce qu’ils voient sans juger : la posture du chien, son regard, ses signaux. Progressivement, les jeunes identifient que le chien n’a pas toujours envie d’être touché, que son comportement dépend de l’environnement, de la personne et du moment. Ce travail d’observation conduit naturellement à une réflexion plus large : comment savoir si l’autre est disponible pour entrer en relation ?
« Quand on veut parler à un camarade, on ne s’impose pas non plus. » Isabelle guide ainsi les enfants vers une lecture plus fine des émotions et des limites de chacun.

Des apprentissages qui dépassent la séance
Au-delà du contact avec les chiens, cet atelier aide les jeunes à :

• développer la communication non verbale (regard, ton, gestes) ;
• renforcer leur confiance et leur responsabilité ;
• mieux identifier et respecter leurs besoins et ceux des autres ;
• transférer ces apprentissages à leur vie quotidienne, à l’école ou à la maison.

Les chiens, eux, jouent un rôle de véritables médiateurs émotionnels. Sans jugement, sans contrainte, ils offrent aux jeunes un miroir bienveillant de leurs attitudes et de leurs émotions.

Une équipe impliquée
L’atelier a été suivi par une équipe pluridisciplinaire du centre : Éloïse, Élyne et Clotilde, infirmières, ainsi qu’Emma, psychologue stagiaire. Toutes ont accompagné les huit jeunes dans cette démarche innovante, au croisement du soin, de l’éducation et de la médiation animale.

Une expérience à renouveler
Soin, attention, observation, empathie : les maîtres mots de cette journée. Dans le calme et la bienveillance, chaque participant a pu expérimenter ce qu’implique réellement “entrer en relation”, un apprentissage essentiel, mené patiemment grâce à la présence rassurante de Pataouète et Muffin. Un atelier tout en douceur, où l’on apprend qu’avant de dire bonjour… il faut d’abord écouter, regarder et respecter.

Le saviez-vous ?
La médiation animale est une approche de plus en plus utilisée dans les établissements de soin, d’éducation et de rééducation. Elle favorise la communication, apaise les tensions et stimule la motivation. Les animaux, par leur présence bienveillante, permettent souvent de débloquer des émotions ou des interactions difficiles à atteindre autrement.

Un atelier pâtisserie en famille !

Neuf enfants suivis à l’Institut d’Hématologie et d’Oncologie Pédiatrique (IHOPE) du Centre Léon Bérard de Lyon ont vécu, lundi 20 octobre, une matinée pas comme les autres. Accueillis dans les cuisines gastronomiques d’Anne-Sophie Pic à Valence, ils ont participé à un atelier de pâtisserie placé sous le signe du partage, de la douceur et de la gourmandise.

Des enfants, des parents… et beaucoup de sourires
Anatole, Yassine, Adam, Lino, Winner, Léna, Théo, Arwen et Ayden étaient accompagnés chacun de leur maman ou papa. Même Augustin, le frère d’Anatole, s’est joint à la joyeuse équipe. « C’est bien pour lui qu’il puisse partager ce moment avec son frère, car lui aussi a souffert de la situation », confie leur maman.

Toques, tabliers et bonne humeur
Sous la houlette du chef Aurélien et d’Odalrich, chef de partie en pâtisserie, les enfants ont enfilé toque et tablier après un accueil gourmand autour de pains au chocolat, madeleines, café et jus de fruits. Très vite, tout le monde s’est mis à la pâte ! Parents et enfants ont travaillé côte à côte dans une ambiance conviviale et complice. Les sourires illuminaient les visages, et les yeux brillaient autant chez les petits que chez les grands.

Un déjeuner convivial
À midi, direction le bistrot André pour un déjeuner savoureux et des échanges à bâtons rompus avant de reprendre la route vers Lyon. Un moment de détente et de plaisir partagé, après une matinée riche en émotions.

Quinze ans de fidélité et de générosité
Un immense merci à Roxanne, Aurélien et Odalrich, ainsi qu’à toutes les équipes du groupe Pic, pour leur accueil chaleureux et professionnel depuis maintenant 15 ans. Et bien sûr, un grand merci à Ahcene, notre chauffeur si attentionné, et à Émeline, pour ses magnifiques clichés qui immortalisent cette belle journée. Merci à Marion de l’IHOPe.